appelez +221 77 405 94 94 thbocoum@gmail.com
THIERNO BOCOUM THIERNO BOCOUM THIERNO BOCOUM
  • Accueil
  • Biographie
  • Blog
  • 
    Vidéos
  • Contact
Donation
  • Home
  • /
  • POLITIQUE
  • /
  • Ce n’est pas une rumeur qu’il faut corriger mais une trajectoire

Ce n’est pas une rumeur qu’il faut corriger mais une trajectoire

19 juin 2025 thiernobocoum 1 Commentaire POLITIQUE

Le communiqué publié par le ministère des Finances ce 18 juin annonce que contrairement aux fausses informations qui circulent, la Côte d’Ivoire n’a pas accordé un prêt bilatéral de 77 milliards FCFA au Sénégal. Il s’agissait, nous dit-on, d’une simple opération sur le Marché des Titres Publics (MTP) de l’UEMOA, un espace régional d’émission de dette souveraine.

Cependant, ce que ce communiqué omet de mentionner et qui demeure central, c’est que peu importe l’identité du souscripteur, ivoirien, burkinabé ou martien, c’est l’État du Sénégal qui s’endette à des taux de plus en plus élevés, dans un contexte de plus en plus contraint.

Le cœur du problème est le coût croissant de notre vulnérabilité

Quand un État emprunte à plus de 7 %, ce n’est plus la nationalité du prêteur qui importe mais la traduction du prix de sa fragilité.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les levées de fonds sur le marché régional, dans un silence préoccupant. En l’absence d’un nouvel accord avec le FMI, et sans accès aux lignes de financement concessionnelles (à 0,75–2 % sur 30 à 40 ans), le Sénégal se tourne vers des emprunts à court terme, plus chers, plus volatils.

Cela ne transparaît pas dans les communiqués mais cela pèsera lourdement sur nos budgets.

Emprunter à 6,5 % ou 7 % sur quelques années, ce n’est pas seulement payer plus cher. C’est aussi réduire nos marges de manœuvre budgétaires futures, augmenter la part du budget consacrée au service de la dette, limiter drastiquement les investissements sociaux et productifs et nous exposer à une dépendance chronique au refinancement, sous la pression des marchés.

Ce n’est pas une stratégie. C’est une fuite en avant, une absence de cap, un vide de stratégie

Corriger les rumeurs est légitime mais corriger les trajectoires est impératif. Le véritable sujet n’est pas l’origine du prêteur. C’est le coût de l’endettement, la fréquence des émissions Et surtout, l’absence d’une boussole budgétaire depuis la suspension des concours multilatéraux.

Tant que l’État n’aura pas remis à plat sa stratégie de financement, en rétablissant la confiance des bailleurs, en revenant à une dette concessionnelle, en arrêtant les émissions désordonnées à haut rendement, nous marcherons résolument et malheureusement vers une impasse.

Il ne suffit pas de redresser une phrase pour redresser une politique économique. La dette est mathématique. Les échéances sont fixes et le désengagement des partenaires concessionnels, si mal géré, nous expose à une spirale dangereuse d’endettement cher, instable et sans vision.

Thierno Bocoum

Président AGIR-LES LEADERS

Partage
publication précédente prochain article

One Comment on “Ce n’est pas une rumeur qu’il faut corriger mais une trajectoire”

  1. book of ra online spielen
    16 juin 2026 at 11h57

    References:

    Sofort spielbar casino book of ra online spielen

    Permalink

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles récents

  • Décision du Conseil constitutionnel: honte à ceux qui célèbrent une victoire imaginaire
  • Déconstruire l’illusion tout en construisant l’alternative : pourquoi nous nous opposons au système Pastef
  • L’Afrique ne battra pas l’Afrique.
  • Pourquoi notre opposition idéologique au système Pastef
  • Décision du Bureau de l’Assemblée nationale de poursuivre un projet de l’Exécutif: sommes-nous à l’aube d’une crise institutionnelle?

[elfsight_social_icons id="1"]

© copyright e-firstgroup