appelez +221 77 405 94 94 thbocoum@gmail.com
THIERNO BOCOUM THIERNO BOCOUM THIERNO BOCOUM
  • Accueil
  • Biographie
  • Blog
  • 
    Vidéos
  • Contact
Donation
  • Home
  • /
  • social
  • /
  • Offense à une personne ayant les prérogatives du Chef de l’État : une infraction impossible sans délégation expresse de pouvoirs

Offense à une personne ayant les prérogatives du Chef de l’État : une infraction impossible sans délégation expresse de pouvoirs

21 août 2025 thiernobocoum Pas de commentaire social

Lorsqu’on lit attentivement la Constitution et le Code pénal du Sénégal, on est frappé par la légèreté avec laquelle certains cherchent à inventer des infractions que la loi ne consacre pas.

Article 50 de la Constitution :

« Le Président de la République peut déléguer, par décret, certains pouvoirs au Premier Ministre ou aux autres membres du Gouvernement… »

Article 254 alinéa 2 du Code pénal :

« Les peines prévues à l’alinéa précédent sont applicables à l’offense à la personne qui exerce tout ou partie des prérogatives du Président de la République. »

La lecture combinée de ces deux textes est limpide :

1 Seul le Président de la République détient ses prérogatives.

2- Une autre personne ne peut les exercer qu’en vertu d’un décret de délégation dûment signé.

3- En droit administratif, une délégation doit toujours être expresse ; elle ne peut jamais être tacite.

4q Sans décret, nul ne peut prétendre incarner « tout ou partie des prérogatives présidentielles ».

Dès lors, comment peut-on poursuivre un citoyen pour « offense à une personne ayant les prérogatives du Chef de l’État » lorsqu’aucun décret n’existe pour établir une telle délégation ?

Une telle poursuite viole le principe fondamental de notre droit pénal : nullum crimen, nulla poena sine lege (« pas de crime, pas de peine sans loi »).

Sans décret de délégation, il n’y a pas de prérogatives transférées et sans prérogatives transférées, il n’y a pas d’infraction possible.

Voilà pourquoi les juges du siège ont, à juste titre, relaxé Assane Diouf et Bah Diakhaté, malgré l’acharnement d’un ministère public qui persiste à invoquer une infraction inexistante.

Tout écart à cette logique n’est rien d’autre qu’un abus. Et l’abus de droit, c’est l’autre nom de l’arbitraire. Or, l’arbitraire demeure le pire adversaire de la justice.

Thierno Bocoum

Président AGIR- LES LEADERS

Partage
publication précédente prochain article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles récents

  • Sur la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU, j’ai formulé deux vœux.
  • Affamer les étudiants, les violenter, puis, par pur cynisme, créer les conditions d’un drame humain.
  • Les tentatives d’intimidation du régime Pastef doivent cesser.
  • La convocation de Doudou Wade à l’épreuve de l’État de droit
  • Monsieur le Président, Thiès est-elle exclue du Programme Indépendance ?

[elfsight_social_icons id="1"]

© copyright e-firstgroup