Il a su transformer les attaques en énergie pour progresser, en faisant de la critique un levier et non un obstacle.
À l’inverse, nos dirigeants actuels, incapables d’assumer leurs carences, s’empressent de réprimer toute voix dissonante. Ils emprisonnent de dignes fils du pays, stigmatisent ceux qui les critiquent, les traitant de jaloux ou de haineux, comme si l’État leur appartenait.
Quand la personnalisation du pouvoir se confond avec le culte de la personnalité, le résultat est toujours toxique.
Utiliser les moyens de l’État pour faire taire les adversaires d’idées est une honte pour toute République digne de ce nom.
Bah Diakhaté, Ahmet Suzanne Camara, le commissaire Keita, Abou Diallo, Oumar Sow, Ardo Gning et tant d’autres ont payé le prix fort pour avoir simplement exercé leur droit à la critique.
Aujourd’hui encore, Abdou Nguer, Moustapha Diakhaté, Assane Diouf et tout récemment Bachir Fofana, sont pris en otage. Leur seul tort c’est de ne pas s’être couchés. Refuser de se taire face aux dérives inacceptables d’apprentis dictateurs qui cherchent à intimider un peuple debout.
C’est inacceptable et cela ne passera pas.
Thierno Bocoum
Président AGIR
asklong.ru
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